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CIEL UNIQUE EUROPEEN ET BREXIT 2

Ca y est : Le Royaume Uni (pour combien de temps encore ?) a voté sa sortie de l’Union (pas si unie que cela) Européenne, mais le mode de rupture n’est pas encore défini. Y aura-t-il accord ou pas en fin 2020 ? Essayons de comprendre ce qui peut résulter de ce méli-mélo en n’oubliant pas de relire les deux articles précédents « Qu’est-ce que le ciel unique européen » et « Ciel unique européen et Brexit 1 » .

PESCO (PErmanent Structural COoperation)

Décidé par le Conseil Européen en décembre 2017, PESCO a fait l’objet de trois vagues de projets : 17 en mars 2018, 17 en novembre 2018 et 13 en novembre 2019. Ces projets structurant les rapports entre les 25 pays (sans le Royaume-Uni) dans les domaines de la sécurité et de la défense. Ces projets avancent suivant les plans établis mais ne devraient pas être influencés directement par le Brexit.

BLOC UK-IRELAND

Pour rappel, l’objectif de la création de ces blocs était d‘amener le système européen au niveau de performance du système américain.

Ce bloc est celui concerné par le Brexit et voici « sa publication » des résultats.
Environ 90% du trafic aérien nord-atlantique passe par ce bloc aérien (UK-Ireland FAB) et sous le contrôle de 6 centres (ACC et TCC) .
Dans le cadre des objectifs du Ciel Unique Européen (Single European Sky ou SES) les performances annoncées sont entre 2008 (date de création du bloc) et 2020, le bloc aura permis d’économiser 335 Millions d’Euros représentant 330 000 tonnes de fuel et 1 million de tonnes de CO2.

Jusqu’ici tout va bien.
Cependant le Brexit devra gérer le fait que ce bloc sera composé d’un pays , l’Irlande , qui restera dans l’UE et d’un autre , le Royaume-Uni, qui sera étranger à l’UE.
Si comme annoncé le Royaume – Uni reste membre de Eurocontrol et de l’OTAN alors les impacts devraient être minimum.
Il y a quand même quelques inquiétudes émises par des acteurs majeurs civils et militaires, politiques et industriels. Ces inquiétudes ne sont pas que spéculations elles sont justifiées par des traités extra-européens signés avec le Royaume-Uni par des pays majeurs européens et aussi et surtout par des décisions politiques qui confirment l’inexistence d’une « Union Européenne ».
Le rapport 2305 rédigé par M. Jean-Charles LARSONNEUR pour l’assemblée nationale analyse les risques directs et indirects du Brexit dans le domaine militaire et suggère de « ré-équilibrer le concert européen créé par les grands projets franco-allemands en signant un nouveau traité avec le Royaume-Uni à l’occasion des dix ans des accords de LANCASTER HOUSE et en consolidant les actes de 2010 et 2015 en y supprimant les références au droit européen. »

AIRBUS  et la désunion européenne :

A peine sortie de la très longue phase de négociation avec les autorités « anti-corruption » française, anglaise et américaine qui s’est soldée par une amende de 3,6 Milliards d’Euros, monsieur Guillaume FAURY, Président Directeur Général d’Airbus, lors de la présentation des résultats 2019 début février à Toulouse, a du annoncer un plan de restructuration dans la division Defence and Space (eh oui, en anglais dans le texte !) qui se traduit par un projet de suppression de 2362 postes, dont 829 en Allemagne, 357 au Royaume-Uni, 630 en Espagne, 404 en France et 142 dans d’autres pays.

Si la partie civile d’Airbus bénéficie commercialement des déboires de BOEING, il n’en est pas de même des autres divisions
Signe d’une inquiétude  dans ce secteur de la construction aéronautique dans lequel l’Europe joue un rôle mondial majeur, Airbus attaque avec énergie le parcours de saut d’obstacles mis en place par ses adversaires extérieurs mais aussi intérieurs à l’Union Européenne.
Lors d’une interview au Sunday Times, Guillaume Faury a appelé l’Europe a s’unir pour avoir un seul projet d’avion de combat et donc fusionner les projets SCAF (France, Allemagne et Espagne) et TEMPEST.(Royaume-Uni, Italie, Pays-Bas et Suède).
Pourquoi cet appel ?

Quelques faits plus ou moins récents d’influence extérieure et intérieure pour déstabiliser le groupe AIRBUS :

LE 12 février 2020, l’Autriche estime pouvoir demander, via son parquet anti-corruption, un minimum de 183 millions d’Euros de compensation du préjudice subi lors du contrat d’achat en 2003 de 18 avions de combat Eurofighter. Cette action est consécutive à l’information fournie par la justice américaine sur un potentiel versement de 55 millions d’Euros à des intermédiaires pour s’assurer le marché des Eurofighter autrichiens.

Tom Enders, le prédécesseur de Guillaume Faury à la tête d’AIRBUS, avait dû faire face à une crise importante générée par le blocage de l’exportation d’une liste très longue d’équipements aéronautiques civils et militaires Airbus. Madame Van Der Leyen, alors ministre de la défense allemande, avait déclaré : » Nous Allemands ne devrions pas prétendre être plus moraux que la France  » au sujet du blocage des exportations vers l’Arabie Saoudite à la suite de l’assassinat de Jamal Khashoggi . Ce blocage concernait également les Emirats Arabes Unis, l’Egypte, l’Inde et l’Indonésie.

Projet avion de combat SCAF : à quelques jours de l’arrivée du président Macron à Munich pour la conférence sur la sécurité le 15 février 2020, le parlement allemand n’avait toujours pas validé le déblocage des fonds nécessaires pour le développement du démonstrateur du SCAF franco-allemand. Le déblocage des 77 millions d’Euros se fera le 12 février avec le commentaire suivant de Rainer Brandl rapporteur du projet à la commission du budget : » Nous allons le faire car nous ne voulons pas détériorer les relations franco-allemandes et ce juste avant la venue….. » Mais ce feu vert s’accompagne de sept conditions visant à obtenir des garanties pour que les intérêts industriels allemands soient mieux pris en compte.

Achats d’avions américains F35 par l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Danemark, le Royaume-Uni, la Pologne … seuls six pays européens ne sont pas équipés d’avions de combat américains et il y a trois avions de combat européens : le Grippen (Suède) Le Rafale (France) et l’Eurofighter (Airbus).

ARIANE GROUP (AIRBUS + SAFRAN)

AIRBUS : 134000 employés et SAFRAN 58000 employés ont fusionné leurs activités dans le domaine spatial en créant Ariane Group en 2016.
Le groupe Ariane compte 9000 salariés travaillant dans 13 pays en collaboration avec 600 sociétés.
Le groupe Ariane oeuvre dans les domaines de surveillance et de sécurité de l’espace ainsi que dans le domaine de la défense anti-missile.
Vecteurs transport civil et militaire ; fusées Ariane (actuellement Ariane 5 . Version 6 en septembre 2020), VEGA et VEGA C, SOYOUZ.
Missile mer-air balistique stratégique nucléaire M51 2/3 qui arme nos sous-marins SNLE et dont une version terrestre a été développée pour le programme AEGIS ASHORE dont deux éléments ont été installés en 2016 en Roumanie et en 2020 en Pologne.

Le 4 février 2020, le député et vice-président du groupe parlementaire de la CDU , Johan Wadephul, proche d’Angela Merkel, déclarait dans le Tagesspiegel : » Emmanuel Macron devrait rendre l’Europe plus sûre en plaçant ses missiles atomiques sous un commandement commun de l’Union Européenne ou de l’OTAN ».

CONTEXTE post Brexit

Encore plusieurs mois de négociations avant de savoir si le Brexit sera « soft » ou « hard ». Boris Johnson a cependant déclaré qu’il était prêt à une sortie sans accord et qu’il n’y aurait pas de report de date.

Le parlement européen et le conseil du 25 mars 2019 ont publié le règlement UE 2019/494 qui concerne certains aspects de la sécurité aérienne eu égard au retrait du Royaume-Uni et de l’Irlande du Nord de l’Union Européenne. Ce document stipule, entre autre, que l’utilisation de produits aéronautiques dans l’Union ne devrait pas être affectée par le retrait du Royaume-Uni … prouvant par là même que tout sera prêt à la date de sortie.

Après le blocage de nombreuses exportations vers l’Arabie Saoudite décidé le 22 octobre 2018 par Angela Merkel, après la réaction virulente du PDG d’AIRBUS Thomas Enders en février 2019, après un assouplissement accordé par l’Allemagne en mars 2019 limitant cet embargo aux produits 100% allemands, après un accord franco-allemand entre Angela Merkel et Emmanuel Macron limitant la possibilité par un pays de bloquer des exportations au seul cas ou le produit contiendrait plus de 20% de composants nationaux……on est maintenant dans la situation ou nos plus importants clients du golfe persique imposent des co-entreprises avec des usines locales en Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis …..avec en plus un intermédiaire imposé pour l’Arabie Saoudite (Saudi Arabian Military Industries).

Un accord commercial entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne avant la fin de l’année est très improbable dit notre président. En effet, pour l’Union Européenne, ceci reviendrait à renégocier 650 accords dont certains sont du type :  » restitution à la Grèce des frises du Panthéon qui sont exposées au British Muséum »

Le Royaume-Uni est menacé d’éclatement par la revendication écossaise de rester dans l’UE et par la volonté irlandaise de ne pas voir réapparaitre de frontière entre l’Irlande du nord et la république d’Irlande;

Le gouvernement britannique, avec le support du CAA (Civil Aviation Authority) l’autorité de l’aviation civile et de l’EASA (European Aviation Safety Agency) l’agence européenne de sécurité aérienne travaille activement pour que tout soit prêt avant la fin de la période de transition (fin décembre 2020) soit en étant parvenu à un accord avec l’Union Européenne soit en traduisant les lois européenne dans l’arsenal juridique britannique. (https://www.caa.co.uk/Our-work/about-us/brexit/) et (https://www.contracts.mod.uk/defence-sector-eu-exit/)
25 octobre 2018 l’OTAN lance en Norvège les manoeuvres militaires dans le cadre de l’exercice baptisé  » TRIDENT JUNCTURE 18  » . 50 000 hommes, 250 avions, 10 000 véhicules , 250 aéronefs, 65 navires (dont un porte-avion américain : le USS Harry S. Truman … du nom du président américain qui a supervisé la création de l’OTAN en 1949)

Après les exercices annuels russes ZAPAD 2017 (Ouest 2017) aux portes des états baltes et de la Pologne, incluant des soldats biélorusses aux 13000 soldats participants, la Russie a lancé en septembre 2018 les manoeuvres VOSTOK 2018 (est 2018), en Sibérie orientale qui concernait environ un tiers des forces armées russes. VOSTOK 2018 incluait 300 000 soldats russes, 3000 soldats chinois et des troupes mongoles, 30 000 véhicules/blindés,1000 avions et hélicoptères plusieurs dizaines de navires de guerre.

Le poids de  » l’étranger  » dans cette situation

Le Brexit va faire du Royaume-Uni un pays étranger à l’Union Européenne.

L’Union Européenne, certains de ses groupes, agences ou d’autres institutions OTAN , ou aux noms « européens » comme le conseil de l’Europe, sont infiltrées par des pays étrangers (Turquie, Israel, Maroc, Norvège,US, Canada, Russie, Japon, Saint-Siège…) soit statutairement, soit ponctuellement et avec un statut d’observateur.

Le poids particulier et historique des Etats-Unis d’Amérique sur l’avenir du Royaume-Uni et de l’Union Européenne.

Nous connaissons tous le poids des USA au sein de l’OTAN qui est le passage obligatoire pour tout pays candidat à l’adhésion  à l’Union Européenne. Ce qui a permis à Donald Trump de venir dire aux européens qu’il ne souhaitait plus porter seul le fardeau de la défense européenne. Le général Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN a déclaré début novembre 2019 : » Après le Brexit, 80% des dépenses militaires de l’OTAN seront supportées par des alliés non membres de l’Union Européenne. Géographiquement, la Norvège au nord, la Turquie au sud, Le Canada, les USA et le Royaume-Uni à l’ouest sont garants de la sécurité de l’Union Européenne … mais l’Union Européenne ne peut pas défendre l’Europe. »

Même si le Royaume-Uni reste membre de l’OTAN, après le Brexit il ne participera plus aux processus de décision du CSDP (common security and defence policy) commité sur le défense et la sécurité dans l’UE. Cependant, il devra continuer à assumer une part du financement, de l’armement et de la fourniture de troupes aux missions engagées par l’UE en Afrique, aux balkans et au moyen-orient. Cette situation est probablement tenable tant qu’il n’y aura pas de grandes différences entre les stratégies des deux cotés de l’Atlantique. Les décisions récentes des USA concernant l’Iran ont déjà mis le Royaume-Uni devant ce dilemme.

La guerre future sera aussi une cyber-guerre voir PESCO et les contraintes y afférentes. Dans ce domaine, la récente décision de la France et du Royaume-Uni d’autoriser le chinois HUAWEI à participer au déploiement de la 5G a fortement irrité le président américain qui a immédiatement menacé de cesser toute collaboration dans le domaine du renseignement anti-terroriste avec tout pays ayant cette démarche favorable à HUAWEI.

La Russie comme adversaire ou comme partenaire ?

L’administration américaine relayée par l’OTAN nous présente la Russie comme une menace, surtout depuis l’annexion de la Crimée. Mais notre histoire nous a habitué à fréquenter les russes et il est donc difficile de suivre les américains (je n’ai pas dit le président TRUMP) dans cette démarche de diabolisation d’un voisin connu par un « suzerain » également connu. Surtout que les décisions américaines mettent ses « alliés européens » plus en danger que son propre pays.

Saga de la sortie du traité INF de non-prolifération nucléaire signé en 1987 par les présidents Reagan et Gorbatchev. Après la phase de destruction réciproque des missiles nucléaires à portée entre 500 et 5500 km, vint une période d’observation relativement calme jusqu’en 2014 où les USA ont commencé à prétendre que la Russie ne respecterait pas le traité en développant le fameux missile 9M729. La Russie confirme l’existence de ce missile mais prétend qu’il est conforme (portée reconnue 480 km). L’OTAN s’énerve, l’Allemagne s’en mêle, la France appuie … et le 2 août 2019 Donald Trump confirme la sortie du traité . Ce que les médias ne nous expliquent pas trop, c’est que la véritable raison est que le traité INF existant ne lie que les USA et la Russie, laissant la CHINE libre de développer des missiles nucléaires de portée intermédiaire … ce qu’elle fait bien entendu. (missile sol/sol DONGFENG 41 et missile mer/sol JL2).

Saga de la sortie du traité JCPoA (non prolifération nucléaire) avec l’Iran. Ce traité signé en Juillet 2015 entre l’IRAN et les cinq membres du conseil de sécurité de l’ONU (Russie, Chine, France, Royaume-Uni et USA) auxquels sont venu d’ajouter l’Allemagne et l’Union Européenne.  Rappelons que cet accord « de Vienne » visait à empêcher l’Iran de développer un programme nucléaire militaire, ceci contre l’absence de toutes sanctions de la part des pays signataires. Le 8 mai 2018, Donald Trump décide unilatéralement de se retirer de ce traité et d’imposer  » les plus fortes sanctions économiques jamais imposées  » à l’Iran….et aux entreprises qui ne respecteraient pas ces sanctions en arguant de la force « extra-territoriale » du droit américain. Les conséquences économiques de cet embargo américain pour les entreprises européenne sont telles qu’une initiative E3/UE (trois pays européens, France, Royaume-Uni et Allemagne + Union Européenne) est lancée avec pour objectif de commercer avec l’Iran ans un système hors dollar et « compatible avec les sanctions américaines. Cette décision se matérialisera par le lancement le 31 janvier 2019 du SPV (Spécial Purpose Vehicle) matérialisé par un mécanisme appelé INSTEX (Instrument in Support of Trade Exchanges). Pour échapper aux foudres américaines, cet outil va d’abord aider aux échanges commerciaux avec l’Iran dans les secteurs « humanitaires » de la pharmacie, du matériel médical et de l’agro-alimentaire. Mais les objectifs affichés ne sont pas très agressifs et visent environ 5% de la totalité des exportations européennes vers l’Iran. En réaction à l’inefficacité des actions européennes, l’Iran augmente le nombre de centrifugeuses pour l’enrichissement de l’uranium (même si le taux d’enrichissement reste extrêmement faible et éloigné du niveau militaire)   ce qui se traduira par un  » communiqué conjoint des ministres des affaires étrangères de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la haute représentante de l’Union européenne le 11 novembre 2019″ :  » nous nous tenons prêts à poursuivre nos efforts diplomatiques … Ces efforts sont rendus de plus en plus difficiles par les récentes actions de l’Iran »

Positionnement russe vu par le forum VALDAÏ

Lors de son 16e forum annuel tenu début octobre 2019 en Russie (équivalent Russe du forum de Davos) et conclu par Vladimir Poutine, tel que rapporté par Pascal Boniface directeur de l’IRIS, les experts russes et les responsables gouvernementaux, ainsi qu’ une centaine d’invités étrangers dont la plus grosse délégation était chinoise, ont fait remarquer que l’on assiste à « l’aube de l’Est et de l’ordre politique mondial » (titre général du forum de cette année.) La Russie a le choix entre l’Asie et l’Occident.

En réponse aux positions des USA, de l’OTAN et de certains pays européens, Vladimir poutine a été très clair : » je vais le dire clairement et ouvertement: la Russie sera contrainte de déployer des armements … »

Le club VALDAÏ a également publié un avis sur  » la vie après le Brexit » dans lequel il s’accorde à considérer que le Royaume-Uni devra revoir ses relations commerciales avec l’Union Européenne dans les domaines où leurs positions divergent et qu’il devra également chercher de nouveaux alliés. Les candidats possibles incluant les USA, la Chine, la Russie et les pays Latino-américains … et ceci devrait être fait avant la fin de la période de transition soit avant fin octobre 2020.

CONCLUSION

Je voudrais laisser la conclusion à Jacques Sapir qui, dans sa contribution au club VALDAÏ le 30 janvier 2020 a tenté de cerner un point fondamental : « est-ce que le Brexit est une victoire pour la démocratie ? ».

Le dernier point de son exposé résume parfaitement le dilemme auquel font face le Royaume-Uni et l’Union Européenne :  » le Brexit est-il un épisode ou une rupture ? » Sa réflexion finale est remarquable :  » Boris Johnson a obtenu un mandat clair et massif pour mettre en place le Brexit, ce mandat ne s’étend pas forcément à la politique économique qu’il a l’intention d ‘appliquer… monsieur Johnson serait bien avisé de mesurer les limites du mandat qu’il a reçu des électeurs britanniques. »

Si la réponse était « OUI , le Brexit est une victoire pour la démocratie » alors les mondialistes auraient reçu un encouragement à laisser ces processus se poursuivre puisqu’il va en résulter un affaiblissement du « monstre » enfanté lors de la création de l’Union Européenne et possiblement son éclatement en petits morceaux vidés de leurs pouvoirs … même plus des états, à l’image du « Royaume-Uni » qui risque de ne plus l’être bien longtemps si l’Ecosse et l’Irlande obtiennent satisfaction.

Et nos hommes politiques seraient bien avisés de mesurer les limites du mandat qu’ils ont reçu des électeurs.

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